Étiquettes

, , , , ,

Là sur un banc

deux hommes seuls

l’un de ces hommes chante la Bohème

une voix qui me fait arrêter pour écouter

un homme sans domicile fixe

la bouteille de vin rouge à moitié vide

la plupart du monde y passe avec un regard négatif sur eux

mais je m’arrête pour de parler avec ceux-là

une telle gentillesse

les hommes humbles

et j’aimerais y pouvoir chanter

la Bohème, une très belle chanson

émouvante et elle me fait comprendre

les miséreux y sont

il faut ouvrir les yeux

les miséreux sont présents

derrière la façade de la belle ville

 

Et la plus belle avenue du monde

l’avenue des Champs-Elysées

elle n’en est plus la plus belle avenue du monde

le commerce qui y règne

mais derrière la façade

la vérité y est présente

la pauvreté que je vois

celle que j’ai vécue

celle que je n’oublierai jamais

 

La façade est un mensonge

les menteurs y parlent de la ville de Paris

sans se rendre compte de la vérité

la vérité que les gens vivent à la proximité

 

Si seulement ces gens-là pouvaient  s’en sortir…

Et l’homme qui chante y reste humble…

Et je vous parle d’un temps…

 

Maria Thunholm

Paris, vendredi 26 août 2011

Publicités