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Chapitre 7

Réveil chez les Danielsson

Marie se réveilla en entendant un bruit d’un moteur, un V8, elle jeta un coup d’œil à la voiture qui arrivait, une Chevrolet Camaro, probablement de la fin des années mille-neuf-cent-soixante-dix, en un excellent état. Elle vit le conducteur descendre de la voiture quand il l’arrêta, un grand homme, mais il semblait être un nounours, il était gros et une jeune fille descendit de la voiture, des cheveux longs, elle ressemblait à l’homme, le visage, ou plutôt son nez et sa bouche pensa Marie. La fille avait le même âge que Martin, le fils de Jan. Les trois s’approchèrent lentement en discutant et en riant. Marie s’habilla très rapidement en mettant un simple t-shirt et un jean, elle mit ses chaussettes, puis elle mit ses cheveux en une queue-de-cheval.

Jan ouvra la porte et les visiteurs entrèrent par la porte, la fille vit Marie en premier, elle regarda Marie, un regard curieux et elle sourit. Marie vit l’homme mettre ses bottes devant la porte, apparemment un pêcheur, une truite sur sa veste. Le dernier rendit sa main à Marie et lui parla d’un ton très poli et d‘un accent bien fort de la région. – Bonjour, je suis son cousin lointain, Markus Nilsson.

Marie serra la main et parla avec son accent du conte de Södermanland. – Bonjour, je m’appelle Marie Johansson.

– Il me l’a déjà dit, ravi de vous rencontrer. Un grand sourire sur ses lèvres, un regard chaleureux. – On va prendre le p’tit déjeuner, puis on se tire…

– Vous allez à la pêche, je suppose. Disait, avec son accent de Malmö, de Scanie, Jan avec certitude en regardant les bottes.

– Ben, en espérant qu’il y aura de truites dans le lac. Markus rit et sa fille s’approcha de Marie. – Voici ma fille Jenny.

Marie rendit sa main à Jenny qui serra lentement sa main, soigneusement comme pour s’assurer que Marie y était présente et parla d‘un ton timide. – Bonjour, Mademoiselle.

– Bonjour, appelle-moi Marie. Marie vit que Jenny ne laissa pas sa main, elle serra toujours sa main.

– Tu es la première femme que j’ai vue ici depuis… Jenny n’acheva pas sa phrase. – Pardon, je voulais dire la première étrangère.

– On m’a invitée, je suis photographe animalière.

– Ah ! Donc Martin en est content… Jenny sourit envers Marie.

– C’est ça ! Marie vit Jenny laissa sa main, qui regarda Jan dans les yeux. – Est Martin dans sa chambre ?

Jan hocha sa tête en souriant. – Oui, il regardait les photos de Marie. Dépêches-toi. Jan vit Jenny se rendre à la chambre de son fils.

– Bien, un café vous dit ? Jan fît un geste en invitant ses visiteurs à la cuisine, une table en bois, des chaises simples et une rampe sur le côté du couloir. Tous les trois s’y installèrent et le temps fut gris, la grisaille. – Il ne fait même pas beau…

– Non, mais la météo dit qu’il fera beau. Markus parla avec certitude. – Mais l’importance est de partager un bon moment avec ma fille, c’est elle qui aime la pêche. Markus se tourna vers Marie et parla d’un ton fier et gai. – Une vraie experte !

– Et vous n’en êtes pas ? Marie prit sa tasse, une image d’un élan et regarda en même temps Markus, ses mains.

– Bah, juste un plaisir. Mais ma fille connait tout sur les poissons de la région, comme Martin connait presque tout sur les oiseaux. Vous devriez entendre leurs discussions. On se croit à une conférence des biologistes.

– C’est pourtant vrai, dommage que mon fils ne peut participer aux excursions de l’école que celles des axes touristiques.

– Je crois que je puisse l’arranger, je vais parler à un biologiste, un ami à moi. Marie y réfléchit et les deux hommes la regardèrent avec un regard curieux, elle leva son regard et les regarda avec désarroi. – Quoi ?

– Mais tu n’en es pas obligée, tu as déjà rendu mon fils heureux par tes cadeaux. Jan parla d’un ton surpris.

– Mais ce n’est rien, j’aimerais lui rend ce service.

– Bien, je ne suis pas contre l’idée, mais ce n’est pas nécessaire.

Markus les interrompit en parlant d’un ton curieux. – Eh, ça fait combien de temps que vous vous connaissez ?

Jan lui regarda. – Trois jours, elle est venue faire un photoreportage et Martin l’invita… Marie l’interrompit.

– C’était toi, mais c’est bien Martin qui prit l’initiative. Marie sourie, elle reprit la parole. – Qui n’est pas regrettable, il est charmant.

Markus la regarda avec curiosité. – Lequel, son fils ou lui ? Markus sourit, en réalité il y espérait que Jan aura une nouvelle femme dans sa vie.

Marie sourit en parlant d’un ton doux. – Bien, en réalité les deux sont charmants.

Jan ressentit un sentiment d’espoir grandir en lui, il sentit des larmes fines couler sur ses joues, il se levait avant de le démontrer et fît semblant de devoir tartiner le pain typique de la région, crispé et fin, en réalité il prit une feuille de papier du rouleau et cacha par un geste très rapide ses larmes, en s’asséchant ses joues. Puis il reprit ses forces et demanda si les autres avaient faim.

Quelques minutes plus tard les enfants entrèrent dans la cuisine et Jenny fît attention au fauteuil roulant de Martin, il se voyait que les enfants étaient très complices l‘un à l‘autre. Martin se déplaça très rapidement et monta la rampe après avoir pris ses céréales et prépara son petit déjeuner sous le regard de son père, son t-shirt attira l’attention de Marie, un loup gris avec un regard curieux semblait regarder Marie, une très belle image d’un loup. Les enfants rirent en se taquinant.

Markus reprit la parole en regardant particulièrement Marie. – Que diriez-vous de nous suivre, de pêcher avec nous ?

Marie hocha légèrement sa tête avant de reprendre la parole. – Oui, je suis partante !

Jan regarda son fils dans les yeux, le dernier hocha sa tête et Jenny avait un grand sourire sur ses lèvres. Jan parla d’un ton sévère. – Où allons-nous ?

Markus regarda Martin dans les yeux avant de parler à son père. – Bien, t’inquiètes, on ira au lac habituel, là où il y a de rampes pour le déplacer. Markus jeta un regard au fauteuil roulant.

Jan soupirait et respirait tranquillement avant de reprendre la parole. – Très bien, ce que je peux accorder, mais parfois je m’en inquiète…

Markus prit la main de son cousin dans la sienne. – Cher cousin, t’inquiètes, c’est normal, une lourde responsabilité !

L’ambiance fut soudain plus légère et Martin sourit, dont tout le monde s’y dépêchât et tous partirent un quart d’heure plus tard dans la Camaro. Marie jeta un coup d’œil à la maison sous les rayons de soleil qui la firent briller, un trou dans les nuages, « il ferait peut-être beau » pensait Marie.

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