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Chapitre 12

Premiers jours de l’automne

Marie qui se résidait chez Jan depuis un mois, même s’ils passaient du temps dans son chalet, regardait Jan dans les yeux. Il n’avait pas prononcé un mot, mais il aimait Marie, et Marie étudia souvent Jan en train de travailler et Martin était tellement content de pouvoir parler à Marie de sa passion, d’apprendre à utiliser son appareil photo et Marie fut surprise par la qualité de ses images, l’automne avait commencé et les nuits devinrent de plus en plus longues.

Un jour quand Martin était à l’école, Marie toucha à la main de Jan, qui leva son regard, il sourit et les rayons de soleil firent briller son visage et elle glissa légèrement ses doigts sur le bras de Jan, qui avait un regard gêné, mais il mit légèrement sa min droite sur la joue de Marie, la caressa pour laisser glisser sa main vers le cou, vers les seins, il s’arrêta. – Tu en es sûre ?

Marie sourit, elle étudia Jan. – Non, mais j’aime y être avec toi, je t’aime.

Jan rougit et sourit. – Moi aussi, je t’aime ! Mais je pense à Martin, que dirait-il ?

Marie recula en souriant, en le calmant. – C’est pas grave, on peut attendre.

– Je veux le faire, mais je ne suis pas prêt… Jan n’acheva pas sa phrase.

Marie prit sa main et parla d’un ton rassurant. – Je peux attendre, mais si tu veux être seul, je te laisse.

– Mais non, ce n’est pas toi qui me gênes, c’est la mère… Jan n’acheva pas sa phrase en regardant la photo.

– Je ne pourrai jamais la remplacer, être une amie à ton fils m’est suffisant.

Jan sourit en levant son regard vers Marie. – Je le sais, mais je l’aime toujours, elle aura toujours une place dans mon cœur.

– Je ne demande pas à toi de l’oublier, vous avez un merveilleux fils ensemble et elle fera toujours partie de ta vie.

– Je suis vraiment désolé. Commença Jan.

– Mais non, je te comprends.

Jan hocha sa tête en souriant, puis il mettait ses bottes et se promenait dans la forêt, il avait honte de ne pas pouvoir se donner à une femme qu’il aimait, mais Ana-Maria tint toujours une place dans son cœur, il avait besoin du temps pour pouvoir aimer une autre femme.

Marie se sentit honteuse là au couloir en voyant Jan sortir et partir, mais elle le sut et lui comprenait bien, tant d’années seul avec son fils. Elle murmura. – Et on dit que c’est les femmes qui ont peur, il s‘agit plutôt d‘une habitude qui envahit le quotidien. Marie se rendit à sa Volkswagen Golf et démarra le moteur, de toute façon elle avait besoin d’aller à Östersund.

Quelques heures plus tard quand elle visitait le journal local son téléphone mobile sonnait et ce fut Jan.

– J’espère que tu vas bien, je suis désolé pour ce… Jan ne pouvait pas achever sa phrase, interrompu par Marie.

– T’inquiètes, ne t’en excuses pas, c’est moi qui devrais te demander pardon.

– D’accord, mais est-ce que tu pourrais aller chercher Martin à l’école, j’ai quelque chose à faire cet après-midi.

– Bien sûr, il n’y a pas de souci, je le ferai.

– L’école se termine à seize heures, je t’en remercie. À plus !

Marie sourit en entendant la joie dans la voix de Jan, il n’en disait pas tout, comme il souhaitait la surprendre. Elle parla d’un ton neutre, comme elle ne s’en rendit pas compte. – Donc, à ce soir.

Une heure plus tard elle se rendit à l’école et en attendant la fermeture de l’école, elle vit les élèves sortir et sortit de sa voiture en se rendant à l’intérieur de l’école, une école typique des années mille-neuf-cents-soixante-dix, les briques rouges et les fenêtres en triple-verres, elle demanda à un homme où la classe de Martin se trouvait, il l’indiqua et elle se rendit à la salle où Martin parla à l’institutrice, la dernière regarda Marie qui frappait légèrement sur la porte. – N’ayez pas peur, son père a déjà appelé, je suis au courant, c’est vous qui êtes Marie ?

Marie hocha sa tête. – Bonjour, c’est moi, je suis une amie à la famille.

– Je le sais, Martin parlait justement de toi, de la photographe qui vit chez lui. L’institutrice qui était originaire de la région parla avec son accent pointu. – Je suis Karin Persson, enchantée.

Marie serra la main avec Karin. – Enchantée.

– Bien quand les formalités sont terminées, Martin est un élève extraordinaire, il est vraiment talentueux, je suis fière de lui.

Martin était tout souriant en entendant son institutrice parler de lui, il était dans son fauteuil roulant habituel, passait à travers la salle pleine de chaises sans le moindre souci et Marie avait du mal à le suivre. Karin était souriante, elle avait l’habitude de la facilité de Martin, qui manœuvrait son fauteuil roulant parmi ses camarades comme il était né paralysé, mais elle savait qu’il pleurait parfois en regardant ses camarades faire du sport, en ayant été un enfant plein de vie en courant et se retrouver lié à un fauteuil roulant pour le reste de sa vie semblait être dur pour lui, mais il s’est bien adapté à sa nouvelle vie. Karin admirait ce garçon plein de cœur, plein de vie, qui fut passionné de la nature, qui cherchait à réaliser ses rêves malgré son handicap.

Marie ouvrit la portière de passager et Martin glissa sur la planche en plastique, il s’installa tout seul sur le siège et Marie plia son fauteuil roulant pour le mettre dans le coffre, c’était juste constata-t-elle en fermant le coffre. Martin la regarda de son siège en souriant. Marie répondit par un sourire, puis elle s’installa au volant. En démarrant le moteur elle regarda Martin, elle avait été fière d’être sa mère, « un brave garçon » pensa-t-elle.

En même temps Jan quittait le fleuriste auprès de sa maison, des roses rouges pour Marie, il rentrait rapidement chez lui et les mit dans un vase qu’il plaça au milieu de la table avec une petite carte. Puis il commença à préparer le dîner pour le soir, un steak d’élan accompagné d’une sauce aux oignons avec des pommes. Il y attendait l’arrivée de Marie et son fils.

Marie arrêta sa voiture à côté de la Ford appartenant à Jan, elle sortit le fauteuil roulant du coffre qu’elle plaça au côté passager et Martin sautait presque du siège au fauteuil roulant. Puis elle prit le sac du coffre, des boissons que Jan souhaitait avoir. Elle suivit Martin en souriant, la porte télécommandée par Martin s’ouvrit et elle vit un vase sur la table, avec une carte au milieu, l’odeur du steak au four fut agréable et Jan fît un geste vers les roses, elle plaça les boissons au sol devant le frigo et prit la carte avec un texte écrit à la main.

« Chère Marie,

Je t’aime et tu as volé mon cœur, qui est pour moi le plus grand bonheur d’amour !

Jan »

Marie regarda les yeux de Jan, elle ressentit son cœur battre et des larmes qui mouillaient ses joues, Jan en étant souriant l’embrassa. – Tu ne seras jamais la mère de Martin, mais tu es déjà sa meilleure amie, après sa mère.

– Je le sais, je veux être là pour lui. Elle sourit envers Jan, tandis que Martin entra dans la pièce en les surprenant, un grand sourire à ses lèvres.

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