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Chapitre 13

Le loup examiné et l’arrivé du chien blessé

Johan Nilsson, le vétérinaire regarda le jeune loup, un beau mâle, ses blessures furent presque guéries, il regarda John McGillis, le biologiste qu’il travaillait souvent avec, il parla d’un ton sérieux. – J’ai bien peur qu’il faut trouver une autre région pour le réintroduire dans la nature.

John leva son regard en glissant ses doigts sur le corps du loup, il répondit à basse-voix. – J’ai eu la même pensée, mais où ?

– Je n’en sais rien, mais il n’en sera pas en sécurité ici. Johan baissa son regard et étudia les blessures du loup, les balles n’avaient pas touché aux organes vitaux et il semblait dormir. – Tu vois, il reprend bien ses forces et dès maintenant c’est à toi de trouver une nouvelle meute.

– J’aimerais bien parler avec mon collègue de Värmland. John regarda les yeux du loup, qui se bougèrent légèrement. – Je crois qu’il est en train de se réveiller.

Les deux hommes portèrent le loup à la cage au fond du couloir, des morceaux de viande dans une boule en métal, de l’eau dans une autre. Ils se retirèrent pour le laisser dans le calme, il commença à faire sombre dehors. Le loup se réveilla et ressentit la fatigue, l’odeur de la viande fraîche l’attirait, il sut qu’il put la manger.

Johan ferma la porte derrière lui en s’adressant à John. – Bien, il se réveille. En as-tu soif ?

John se retourna. – Qu’as-tu à m’offrir ?

– Un whiskey te tente ?

– Pourquoi pas. Merci !

Johan alla fermer la clinique et revint, il ouvra une porte qui mena à sa villa. Il y eut des anciens meubles, une bibliothèque d’IKEA, un sofa avec une table basse, deux bougies et un vieux téléviseur, un tableau sur le mur montra un élan dans la forêt et un autre un loup qui hurlait. John s’assit dans le sofa après avoir invité par Johan.

Johan mit du whiskey écossais dans deux verres, il prit les deux verres et donna l’un des verres à John, puis s’assit au-dessous du tableau de l’élan. – Bien, pour l’instant c’est calme, mais tu sais bien que le ministre Andreas Carlberg permettra à nouveau une chasse illégale au loup au mois de février.

– Tu veux donc garder le loup ici jusqu’au mois de mars ?

Johan y réfléchit avant de répondre avec un ton incertain. – Je crois que oui, mais si les braconniers se rendent compte de la présence du loup.

John goutta à son whiskey. – J’aimerais bien le garder au centre, j’ai une clôture pour le loup, où il pourra se réadapter à la vie sauvage.

Johan regarda John dans les yeux, il parla avec certitude. – C’est une excellente idée.

– Je pourrai l’étudier dans son environnement habituel, en espérant qu’il s’entendra avec les autres loups, il y en a de louveteaux.

– C’est étrange qu’ils te laissent tranquille, quand ils tuent les loups sauvages.

– Oui, c’est étrange, mais ils savent que c’est les autorités qui me protègent là.

– Pourtant, ils n’hésitent pas à menacer la police, comme ils se sentent intouchables.

– C’est ça, mais le loup est en bonne santé, et il faudrait le réintroduire.

– Toi, tu es un scientifique… Johan n’y acheva pas sa phrase en se rendant compte de la présence d’une voiture, un logo sur la portière « NORDLIV ». Il se rendit à la porte où un jeune employé sonnait. Les deux hommes parlèrent et un autre homme sortit un chien blessé du coffre, blessé par balle. Johan le plaça sur la table dans la salle unique où il examina les animaux, il appela à l’aide de John, le chien de chasse dormait quand John arrivait. Johan sortit rapidement deux balles, il étudia les balles et fît signe à John de chercher une boîte dans son bureau, c’était le même type de balles, à première vue les mêmes reliures. Johan parla d’un ton sérieux. – Je crois qu’il faut appeler notre ami de Stockholm. Il regarda le chien qui était légèrement blessé, la chasse à l’élan commencera dans deux semaines, l’explication des hommes lui semblait être fausse, il était tard et les blessures fraîches.

John regarda les balles, il parla d’un ton curieux. – Bien, il faut dater les sachets, mais je crois que Jönsson pourrait nous aider.

– Le commissaire est jeune, j’espère qu’il pourra vérifier cela. Johan regarda John qui sourit. – La police scientifique de Linköping peut-être ?

– Bien, je crois que les preuves seront là… John leva son regard. – Il est attentif, je l’appellerai.

– Il est Stockholmois, un emmerdeur au regard des habitants, mais il a fait beaucoup plus pour la région que ses précédents, j’ai confiance en lui.

– Tandis qu’il arriva le maire se montra hostile, un maire qui n’a rien fait pour arrêter les braconniers, je m’en demande…

– John, ne dis pas que tu l’accuses, car je suis du même avis.

John éclata de rire. – Ben, ça ne me surprendrait pas…

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