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Chapitre 14

Le commissaire Mattias Jönsson

Assis dans son bureau en lisant un message de la photographe Marie Johansson, le commissaire se souvint de l’appel qu’il avait reçu à la veille, le vétérinaire Johan Nilsson et le biologiste John McGillis l’avaient contacté, au sujet des balles trouvées, il ignorait pourquoi le vétérinaire ne l’avait pas prévu qu’il avait un loup blessé, il trouvait cela compréhensible. Normalement il aurait dû verbaliser le vétérinaire, mais en se rendant compte de la gravité de l’ambiance dans la région, en Suède, il put comprendre le geste du vétérinaire. Il se rendit à la clinique et reçut les balles, qu’il envoyait au laboratoire de Linköping, il avait peur que les sympathisants des braconniers y pourraient falsifier les preuves au laboratoire d’Umeå. Un petit homme, mais il avait un grand cœur, que ses amis proches surent. Sa chevelure démontrait un jeune homme, mais l’âge commença à réclamer son droit.

– Monsieur, il y a un accident entre un poids lourd et une voiture sur l’autoroute. La jeune policière regarda son commissaire dans les yeux, elle parla avec son accent de la région.

– Mademoiselle Abrahamsson, je suis sûr que vous êtes tout-à-fait capable de le gérer.

– Mais il s’agit d’une découverte d’un cadavre, un jeune homme tué par balles.

Mattias se leva rapidement en regardant Marina Abrahamsson dans les yeux. – Un cadavre, d’où sort ce cadavre ?

– Dans le coffre de la voiture, trouvé au hasard.

– Bien, vous faites ce que vous avez à faire, envoyez les balles à Linköping.

Marina fut gênée. – Il s’agit du fils du maire…

– Qui ?

– Le fils du maire !

Mattias prit son manteau et sortit de son bureau en regardant Marina dans les yeux. – Allons-y, je veux le voir. Emmenez-moi au lieu de l’accident.

Une demi-heure plus tard Marina arrêta la SAAB derrière l’ambulance, les policiers saluèrent le commissaire, un jeune homme resta à l’éclat, apparemment mal à l’aise, Mattias se décida d’aller le voir. Le dernier se tourna vers lui. – Bonjour, Monsieur le commissaire. Son accent de Stockholm, de Hammarby, fut tellement clair.

– Bonjour, je vois que vous êtes nouveau, ça doit être dur. Mattias pointa à la direction du lieu de l’accident en pensant au cadavre.

– Ils ne m’ont rien appris à propos cela à Solna… Le jeune policier qui sut que le commissaire étant originaire de Stockholm s’intéressait à son personnel lui regarda avec curiosité, mais les traces montrèrent qu’il vint de vomir.

– Ne vous inquiétez pas pour ça, rien ne peut vous aider sur le terrain, on apprend notre métier sur le terrain, et l’école est dure. Mattias parla d’un ton calme.

– Son regard, un tel regard…

Mattias regarda les techniciens qui prirent de photos du cadavre, la morgue aurait du travail, mais il souhaitait récupérer les balles. Il regarda à nouveau le jeune policier dans les yeux. – De quoi parlez-vous ?

– Allez voir vous-même, c’est affreux…

Mattias quitta donc l’homme accompagné de Marina qui le calma, il s’approchait du coffre de la voiture, un quatre-quatre de la marque Chevrolet, de la couleur bleue. Une main blanche sortit du coffre et il n’y eut aucune odeur, il fut récemment tué. Un homme regarda le commissaire, qui fît un geste, l’homme montrait dont le visage de l’homme, les yeux semblèrent regarder un connu, comme il s’agissait d’un membre de la famille, la grimace fut à moitié surprise et à moitié douloureuse, Mattias recula et leva son regard, l’autre homme murmura. – Bien, il faut prévenir le maire.

– Autant que je sache, son fils était un rebelle, mais il restait dans la marge de la loi, il était un militant.

– Monsieur le commissaire, il me semble qu’il s’agit d’un meurtre.

Mattias se tourna rapidement vers le jeune policier qui remit le plastique noir sur le visage. – Evidemment, cela ne pourrait jamais être un accident de chasse, la chasse commence la prochaine semaine. Faites donc votre travail, puis rentrez chez vous, même s’il reste des heures à faire. L’on parlera à demain.

Le jeune homme secoua sa tête. – Mais je viens de commencer…

– Peu importe, je veux vous voir dans mon bureau à sept heures précises.

– Très bien, je serai là.

– En plus, je veux un rapport écrit !

– Pas de problème !

– Et vous êtes Martin Jonsson ? Mattias étudia le jeune homme et le soleil commença à se coucher.

Le jeune homme hocha légèrement sa tête. – C’est bien moi…

– Pourriez-vous me rendre un petit service ?

– Bien sûr !

– Enquêter sur le maire, qu’a-t-il fait dans le passé ? Qui sont avec lui ? Le numéro d’immatriculation du véhicule me semble connu, est-ce un véhicule de NORDLIV ?

– Selon la carte grise, c’est bien un véhicule de NORDLIV.

– Donc menez même une enquête sur NORDLIV. Mattias se retourna à la direction du nouveau en parlant à basse-voix. – Et faites gaffe, c’est probablement une affaire vraiment sensible.

Mattias discuta un instant avec le jeune homme de Stockholm, récemment arrivé à Östersund. Le jeune homme se fut nommé Markus Ljung, il l’ignorait, mais il deviendra le bras droit du commissaire dans une année.

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