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Chapitre 15

Au commissariat

Le chauffard attendit dans la salle d’attente en tenant une tasse de café, il le regarda et il souffrit, le commissaire Mattias Jönsson l’invita à venir. Il avait un rapport préliminaire dans la main, il fît un geste vers la chaise en face de lui en regardant le chauffard s’asseoir, il parla à mi-voix d’un ton calme. – Bonsoir, Monsieur Van Berghe. Parlez-vous suédois ?

Jan Van Berghe sourit, mais son regard fut vide. – Oui, je parle suédois.
– Vous êtes de nationalité belge, travaillez en Suède, apparemment en avez-vous un permis suédois, vous êtes en règle.

– Mais je ne comprends pas… Comment ai-je pu tuer quelqu’un ?

Mattias fît un geste en lui calmant. – Vous n’y avez rien à craindre, tous les témoignages sont à votre faveur. Ce qui m’intéresse, c’est ce que vous aviez vu, c’est-à-dire juste avant le choc, le moment où vos véhicules s’entrechoquaient. Qu’avez-vous à me dire ?

– Mais je m’en sens vraiment coupable, par contre j’ai vu les deux hommes faire de gros gestes, comme ils disputaient, le chauffeur perdait le contrôle du véhicule. Jan Van Berghe avait peur, il tenta de sourire. – Est-ce que je vais perdre mon travail à cause de cet accident ?

– Monsieur, je comprends que vous vous sentez mal à l’aise, mais je ne suis pas psychologue, je peux y dire que vous n’en êtes même pas coupable à l’origine de l’accident, je voudrais seulement y avoir votre témoignage.

Jan secoua légèrement sa tête. – Mais ces hommes-là sont au moins blessés.

– Pour l’information, ces deux hommes sont arrêtés pour un meurtre, ils sont bien vivants, mais leur victime est bien morte, un jeune homme, il n’est pas tué dans l’accident. Vous n’avez tué personne, mais vous avez dit qu’ils se disputaient. Le quatre-quatre, roulait-il vite ?

Jan hocha sa tête en le confirmant. – Je roulais à 80 bornes, que vous pouvez voir sur le disque.

– Je l’affirme, donc il roulait vite sous la pluie.

– Oui, c’est ça, puis à côté de moi il planait et glissait lentement devant moi, où il penchait sur un côte, puis il roulait et je freinais, mais je ne pouvais rien faire pour l’empêcher.

– Je vous le crois, si vous vous souvenez de plus de détails, pourriez-vous m’en rappeler ?

– Il me semble que ces hommes furent énervés, non, plutôt nerveux.

Mattias nota dans son cahier et hocha sa tête. – Bien, je vois que vous êtes choqué, traumatisé, une patrouille vous conduit à l’hôpital.

– Physiquement je me sens bien…

– Après un tel choc ?! Je vous conseille fortement d’aller à l’hôpital et vous aurez la preuve pour votre employeur.

Jan ressentit une légère douleur se répandre dans son cou, il massa l’endroit où il fît mal. Mattias chercha une aspirine dans un tiroir et appela un policier qui passait, qui partait chercher un verre d’eau. Jan vit le commissaire sourire. – Merci…

– Il n’y a pas de quoi, je vous en prie, il faut que vous soyez examiné.

Jan prit le verre d’eau que le policier lui offrit, il se leva et serra la main avec le commissaire.

– N’hésitez pas de nous contacter s’il y a quelque chose, au revoir.

Mattias suivit le chauffard avec son regard. – je ne suis pas médecin, mais vous devriez vous soigner. Il se leva en regardant ses notes, il y avait le cadavre du fils du maire, l’entreprise NORDLIV, des balles du même type de fusil, les loups tués. – Un tel bordel qui m’attend…

Le lendemain à sept heures précises le jeune policier Martin Jonsson frappa la porte du commissaire qui lui fît signe d’entrer. – Bonjour, Monsieur le commissaire…

– Mattias suffit !

– Bien, j’ai trouvé des liens entre le maire et la société NORDLIV, les chasses organisées, mais surtout que certains de NORDLIV affirment que Per Nilsson organise des chasses nocturnes, en disant qu’il s’agit de reconnaissance du terrain de chasse, mais…

– Arrête là, comment as-tu pu trouver ces informations aussi vite ?

– Un jeune homme qui répondit, il avait le même prénom comme vous.

– Le fils du directeur, je suppose.

– Oui, il m’a dit que le maire vient souvent au bureau pour de parler avec son père, que le maire est passionné de la chasse.

– Je le savais, fait un contrôle s’ils ont une licence de chasse, puis il faudra confisquer les fusils.

– Je devrais aller rejoindre ma collègue…

– Très bien, mais vous allez vous renseigner sur les armes de chasse. Mattias rendit une liste des balles à Martin. – j’ai ces numéros de fabrication, à quoi servent ces balles ?

– Des balles pour les fusils, un gros calibre, probablement pour la chasse à l’élan.

– Vous êtes chasseur ?

– Non, je déteste la chasse, mais mon père l’est.

– Très bien, tu as l’air sincère. Je crois que ta collègue t’attend, appelle-moi si vous trouvez quelque chose.

Martin se leva et ouvra la porte, regarda la liste, puis jeta un regard au commissaire, il semblait que le commissaire eut un certain intérêt dans cette affaire sur les loups tués. Martin se contenta d’obéir aux ordres.

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