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Chapitre 19

Interrogation

Marina Abrahamsson arriva avec son collègue Martin Jonsson dans leur voiture de service, une Volvo V70. Le commissaire Mattias Jönsson y était déjà en étudiant le dossier. Il jeta un regard à leur voiture, en souriant il ferma la portière et fît signe à Marina et Martin de le suivre.

Per Nilsson regarda les trois policiers qui s’approchèrent de l’entrée, il garda son flegme avec lequel il tenta de mentir. Il vit sa secrétaire Mina Nielsen entrer par la porte, son regard fut inquiétant, il fît signe à elle d’accueillir les policiers, elle partit rapidement à la direction de l’accueil.

Mattias s’adressa à l’hôtesse, qui regarda son badge avec curiosité, mais elle parla avec politesse, une jeune femme de vingt-cinq ans. – Bonjour, Monsieur le commissaire, que puis-je faire pour vous ?

Mattias la regarda et répondit d’un ton autoritaire. – Bonjour Mademoiselle, veuillez appeler votre directeur.

En même temps Mina Nielsen arriva à l’accueil, elle fît semblant d’en être surprise. – Bonjour, que voulez-vous ?

– On a un mandat, on souhaiterait vous interroger, tout comme votre directeur et les responsable de vos véhicules. Donc, veuillez nous amener à Per Nilsson, votre directeur.

Mina jeta un regard au mandat d‘arrêt, son nom fut sur le mandat. Elle se taisait.

– C’est vous Mademoiselle Nielsen ? Mattias l’étudia.

Mina hocha sa tête et Mattias fît signe à Marina, qui vint rapidement, Mina les amena à Per Nilsson qui les attendit dans son bureau, Mina fut amenée dans son bureau par Mariana.

– Bonjour, Monsieur le commissaire. Que puis-je faire pour vous ? Per en souriant parla d’un ton rassuré.

Mattias accompagné par Martin fît signe à Martin de s’asseoir. – Bonjour Monsieur, on a quelques questions à vous poser.

– C’est à propos…

– Le fils du maire et l’incendie du chalet de la photographe, dans les deux cas vos véhicules furent impliqués, puis le fusil qui porte vos empreintes digitales, qui appartient à un de vos employés.

Per Nilsson regarda les deux hommes en face de lui, il perdit son flegme, parla d’un ton inquiet. – Qu’est-ce qui se passe ?

– Le fils du maire, il est mort, le fusil appartient bien à votre employé, mais on a trouvé vos empreintes sur le fusil, des empreintes fraîches.

– Joakim est passionné de la chasse, il me l’a montré, un excellent fusil de chasse.

– Pourquoi vous a-t-il montré son fusil ?

– La chasse commence dans une semaine, j’y participerai et il m’en a donné des conseils.

– Des conseils ? Lesquels ?

– Je viens d’acheter le même modèle, il m’a dont montré les astuces.

– Je voudrais voir votre licence de chasse.

– Pas de problème, je passerai au commissariat pour la montrer.

Mattias vit les gestes nerveux de Per, il fît semblant de ne pas remarquer ces gestes. – Bien, mais comment expliquez-vous la présence de vos véhicules ?

– Je ne peux même pas contrôler ce que mes employés font avec leurs voitures…

– Il s’agit des véhicules de votre société impliqués dans les crimes, vous devez donc savoir un peu plus sur ce sujet-là.

– Mais ils ont droit d’utiliser ses véhicules dans la vie privée, un privilège.

Elisa de Serge Gainsbourg sonna d’un bureau à la proximité, un jeune homme qui jeta un regard au bureau du directeur, il parla français au téléphone, un client belge de Liège qui souhaitait venir. Il trouvait l’arrivée des policiers curieuse.

Mattias vit le jeune homme jeta un coup d’œil, il fît geste. – C’est qui ?

– Notre commercial international, il parle plusieurs langues.

– Il s’intéressa à la chasse ?

– Non, pas du tout ! Il déteste la chasse.

– Il est curieux… Mattias fît signe à Martin qui sortit du bureau, il alla voir le jeune homme.

– Pourquoi l’interroger ?

– L’on ne sait jamais… Un sourire et Mattias mit ses bras sur le bureau de Per, il se pencha vers Per en parlant d’un ton sec et autoritaire. – Vous savez plus que ça sur ces véhicules !

– Mais je ne peux pas contrôler mes employés. Ce qu’ils font après le travail ne me concerne pas. Le regard de Per fut flou.

– Pourquoi la présence de vos employés quand le chalet de la photographe était en flammes ?

– Je l’ignore…

– Bien, ils disent que c’est une femme d’ici qui les a ordonnés, la description est celle de votre secrétaire, je l’arrête pour tentative de l’homicide volontaire. Mais ce qui m’inquiète c’est vous, quel est votre rôle ?

Per fît un geste comme il n’en comprit pas. – Que voulez-vous en dire par là ?

– Vous en êtes impliqué, je le sais, mais ce n’est pas vous qui dirigez la chasse.

– Vous n’en avez aucune preuve, laissez tomber…

– Bien, Monsieur, vous allez me suivre au commissariat.

Per y rougit et tomba dans son fauteuil au moment il commença à se mettre debout. Un regard vide, il baissa son regard et murmura. – Bien, je vous suis…

Mina Nielsen menottée et assise sur le siège de la VOLVO vit son patron sortir avec le commissaire et elle murmura en danois. – Fini la rigolade…

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