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Chapitre 22

Le réveil à l’hôpital

Martin dans son fauteuil roulant parla à Marie dans la chambre d’hôpital, au lit elle fut allongée et entendit la voix du garçon, pleine d’angoisse. – Réveilles-toi, on a besoin de toi… Martin prit la main de Marie en secouant. – J’ai besoin de toi, et papa, il t’aime… et les larmes coulèrent sur ses joues.

Les rayons de soleil touchèrent les cils et Marie ouvrit lentement ses yeux en souriant, une forte lumière, elle savait que Martin était là, mais à l’autre côté du lit. Elle tenta de bouger ses jambes, rien, même pas un sentiment, l’émotion fut impossible à expliquer, en tournant sa tête vers Martin son sourire disparut. – Je ne ressens pas mes jambes…

Martin leva son regard en voyant l’inquiétude chez Marie, si quelqu’un pouvait la comprendre, c’était lui. – Mais nous y sommes…

Jan entra avec un jus d’orange et un café, il vit la grimace de Marie, sa peur. Sa voix pleine de tendresse s’exprima un soutien quand il s’assit à côté du lit en plaçant les boissons sur la table. – Tu vis, et mon fils a raison, je l’ai entendu, je t’aime, on t’aime ! Un sourire plein de tendresse, un regard triste. – Tu es là et c’est tout qui compte pour nous…

– Mais je suis devenue… une courte pause. – paralysée… Marie n’y sentit rien au-dessous de sa poitrine, un regard plein de peur.

– Le médecin a dit que la balle a touché ton dos, les nerfs… Jan prit la main de Marie, en souriant. – Mais j’espère…

– N’y espère rien… Marie tourna sa tête en regardant le bois derrière l’hôpital. – Je suppose que…

– Que ?

– Que je suis devenue comme ton fils, aies-je sa force ?

Martin sourit, il reprit la parole avec tendresse, sa voix de garçonnet pleine d’espoir. – Je te donne de ma force.

Marie avait un grand sourire sur ses lèvres en regardant Martin. – J’en suis sûre, merci !

Une heure plus tard après avoir parlé de ce qui s’est passé et du tireur, et du maire qui avait disparu, recherché par la police. Jan et Martin devaient partir, Marie les regardait, Martin regarda son père, le dernier retourna rapidement et embrassa légèrement Marie. Le médecin vint la voir, il fut son examen et il constata l’état de Marie, elle était une femme paralysée, condamnée au fauteuil roulant. Après Marie regarda un policier à la télé, d’après un livre de Henning Mankell, le policier qui rit.

Le repas de ce soir-là était un plat de pâtes et de boulettes de viande, elle n’y avait pas faim. Elle regarda les lumières des voitures qui passèrent, elle voulait aller à la fenêtre pour les voir, mais elle devait se contenter de voir la lumière. Elle leva le drap et vit une sorte de sac entre ses jambes, son urine dedans et en même temps une infirmière entra avec un nouveau. Un infirmier y entra, un bel homme, il parla d’un ton doux. – Bonsoir Mademoiselle, on va vous mettre sur un côté…

– Bonsoir,  jeune homme.

– J’adore vos photos, et j’espère que je pourrai voir des autres… Je fais de la photo, je suis amateur. Il tint la tête et l’épaule de Marie quand sa collègue s’occupait des parties basses.

– Bien, j’en aurai probablement besoin d’un assistent. Elle sourit.

– Ce serait un honneur d’être votre assistent.

Marie commença à rire. – Ben, vous devriez être cet assistent, infirmier et photographe à la fois, parfait. Vous vous appelez comment ?

– Jimmy, ou plutôt Jim…

– Vous seriez mon biais alors. Marie parla à lui en rigolant. – Pourquoi pas ?

L’infirmière au pied du lit les interrompit. – Hein, Jim, tu sais bien qu’elle ne pourra plus jamais exercer son métier, ne l’encourage pas.

– Excuse-moi, mais notre rôle n’est pas de soigner et d’encourager les patients ?

– Oui, mais…

– Mais quoi ?

– Elle est paralysée, comment pourrait-elle exercer son métier ?

– Il y a toujours un biais, une solution…

Marie regarda l’infirmière âgée de cinquante ans, elle était plutôt amère, quant à Jimmy, un jeune et bel homme, mais surtout un soutien. Marie y vint de prendre une décision, elle se battra pour reprendre son travail en tant que photographe animalier. Elle murmura et Jimmy l’entendit. – Bien, qu’il soit ainsi, je te donne ce poste-là, à revanche tu serais également mon infirmier. Et Jimmy avait un léger sourire sur ses lèvres là.

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